lundi 28 janvier 2013

Allumer le feu, allumer le feu...

Ce soir, grosse frayeur. Nous avons allumé le poêle à bois à la tombée de la nuit. Nous avions scié les palettes qui jonchaient le chantier. Un bon moyen pour s'en débarrasser, d'autant que ça brûle très bien et très chaud. Nous discutions devant le poêle quand un bruit de turbine montait en puissance jusqu'à masquer le son de la télé. "Bizarre ce train qui passe dans le jardin!" Hervé a vite compris que ça provenait du conduit de cheminée. Je suis sorti pour constater des flammèches qui s'échappaient sur le conduit du toit. Nous avons jeté une casserole sur les braises. Comme le vacarme ne s'estompait pas, nous avons prévenu les pompiers. A l'étage, les boisseaux étaient anormalement chauds. Sur une partie visible d'un coude, je distingue des braises... La partie critique est l'entresol et j'attends avec des  récipients d'eau et un flot de sueur me coule dans le dos.
Le temps de venir d'Alès, il aura fallu un quart d'heure aux pompiers pour arriver, et tout s'est calmé entre-temps. Sauf que lorsqu'ils ont inspecté le conduit, celui-ci était toujours rempli de braises incandescentes... Nous avons appris que le conduit n'était pas tubé et nous n'avions pas fait ramoné depuis l'hiver dernier.
Alors, je remercie les pompiers, d'autant plus que l'un d'eux est un voisin que je ne connaissais pas.

Alors que nous rénovons la maison d'à côté pour les hôtes, nous étions bien proches de perdre notre propre habitation. Gloups.

samedi 26 janvier 2013

Salon Maison et Objet

Nous voilà monté à Paris pour quelques jours. Alors que les travaux sont en cours et que nous en sommes encore dans le gros œuvre, il convient de se projeter et imaginer la décoration !
Pour cela, il faudra chiner et courir les brocantes mais le gros des achats de meubles se fera au salon Maison et Objet de Paris-Villepinte.
Nous avions prévu d'y passer 2 jours, il nous en a fallu 4.
Le premier jour, nous avons fait du repérage. Le soir nous étions perdu. Il faut s'imaginer 8 halls immenses dans lesquels exposent des fabricants de meubles, luminaires, vaisselle, linge de maison, des décorateurs, designers, artistes...de toutes nationalités. C'est ce salon qui insuffle les tendances en terme de déco.
Le 2ème jour, notre amie Nicole nous a rejoint. Nous lui avons demandé son aide ; elle a des talents de décoratrice. En fait, ce jour là n'a pas été plus fructueux. Chacun avait ses propres goûts, nous n'étions pas d'accord sur grand chose.
Un jour de repos pour se remettre l'esprit au clair et nous voilà reparti pour un 3ème marathon. Et là, miracle! On part de l'idée de la maison médiévale meublée de matériaux bruts comme on pourrait l'imaginer à cette époque mais détournés moderne. Un exemple ? Des chaises en acier brut, relativement strictes mais montées sur des roulettes colorées... (Si, si elles ont super chouettes). Autre chose ? Une tapisserie ancienne... dans les tons orangés bien pétants.
Le dernier jour n'a pas été de trop. Merci encore Nicole.
Quel est l'intérêt de ce salon? Dans un même lieu se trouve regroupés les fabricants de déco pour la maison, à des prix très intéressants. Les inconvénients ? Il faut être professionnel et pouvoir dépasser un montant de commande minimum qui n'est pas à la portée de tous les particuliers. Autre point noir :  y aller. En RER, c'est horreur. Ligne archi bondée.
(Un coucou à Cécile que nous avons croisés et qui nous a refilé ses bons tuyaux. Son projet de chambres d'hôtes en haut de la dune du Pyla ;-) est également conséquent et vaudra le détour).

jeudi 17 janvier 2013

Neige

Ce n'est pas parce que c'est le Sud qu'il ne fait pas froid. Janvier et février concentrent une grande partie des jours gris de l'année. Et même que parfois, il neige ! Nous sommes entre Nîmes et le pied des Cévennes, moins arrosé qu'Ales, rafraîchi par les vents et plus de 300 jours d'ensoleillement par an. Et ce matin, nous nous sommes réveillés sous un manteau blanc. Ça ne tiendra pas jusqu'au soir, alors profitons d'immortaliser ces moments rares.

La vallée de la Droude sous la neige



samedi 12 janvier 2013

Les vœux du maire de Martignargues

Samedi soir, c'est la réunion du village. A la salle polyvalente, une bonne partie des habitants étaient présents pour les vœux du maire. Nous avons appris plein de choses. Nous faisons désormais partie de l'agglo d'Alès, la taxe communale sur les constructions neuves reste à 1%, le terrain de sport va être livré mais il reste à mettre une couche de sable (et c'est pas donné), on va pouvoir faire le tour de l'église en voiture, les impôts ne vont pas augmenter et on a un nouveau cantonnier...
Après, un petit feu d'artifice a été tiré. Petit mais mignon!
Suivent, l'apéritif, les petits fours, les quiches, les petits fours, les pains surprises, les petits fours, et les petits fours sucrés... En fait, c'est généreux. 
C'est l'occasion de rencontrer des gens qu'on ne croise jamais...



lundi 7 janvier 2013

Tous nos voeux pour 2013

Vous nous faites une grande joie de venir lire ce blog. Certains laissent des commentaires et nous apprécions votre intérêt.
Nous avons pris nos quartiers parisiens pendant 2 semaines et avons négligé le blog. Pourtant il y en a des choses à raconter. Les travaux ont continué sans nous, et notre chère entreprise Boulenc n'a pas chômé. Patience, nous allons nous rattraper !
Nous ne pouvons néanmoins oublier de vous souhaiter le meilleur pour cette nouvelle année. Le contexte est difficile, c'est loin d'être l'euphorie et pourtant... Pourtant, nous avons des amis autour de nous, pourtant après quelques jours de grisaille on tend le visage au soleil et l'espoir revient, pourtant le printemps succède à l'hiver, pourtant même s'il fait froid, c'est magique de voir tomber les flocons...
Bonne année à tous...



samedi 22 décembre 2012

Lever du soleil sur le piémont cévenol...

On a tout dit sur le 21 décembre et la fin du monde. Cela ne méritait il pas de se lever plus tôt que d'habitude et profiter une dernière fois des premiers rayons de soleil? Nous avons été particulièrement récompensés par l'embrasement des collines qui font face à notre village.
Que chaque jour commence par une nouvelle fin du monde...


dimanche 16 décembre 2012

Le nouvel escalier...

Tout d'abord, nos maçons ont percé la voûte en pierre puis le plancher du deuxième étage. Il a fallu étayer et monter la cage comprenant 2 piliers en parpaings, puis, la manière dont ont été construites les marches m'a estomaquée.
À l'aide de bouts de planches, M. BOULENC notre Maître es-escalier, a confectionné un gabarit sur lequel il a coulé un plâtre, fixé des fers à béton, formé les marches avec d'autres planches et coulé du ciment. Et ça fait un résultat léger. Le tout sera recouvert de pierre de Dordogne.






samedi 15 décembre 2012

Travaux... suite

Comment aborder le chantier intérieur de la maison, sachant qu'on casse tout et on remanie de fond en comble ? Il faut bien que je me lance.
L'existant : au rez-de-chaussée, un ancien garage, une entrée qui contenait une fosse septique, une chaudière à fuel.
Un escalier mène au 1er étage dans le séjour, une cuisine, une chambre et salle d'eau - un deuxième et très ancien escalier en pierre mène à deux chambres et une pièce indéfinissable - un troisième et dernier colimaçon en fer nous rapproche du ciel par un sky-dôme ouvrant sur une toiture terrasse. 

L'idée force de notre architecte, J-Louis ROUX, c'est de supprimer ces trois volées d'escaliers disséminés partout dans la maison et n'en rebâtir qu'un seul, central, creusé dans les voûtes et qui fera pénétrer la lumière au cœur du bâtiment. Ca vous parle ?


du RDC au 1er - escalier va disparaitre
Fosse et fuel, remplacée par l'escalier creusé dans la voûte


1er étage, escalier moyenâgeux - dommage mais il faut faire des choix
Vers le ciel, moche et très moche... à dégager


vendredi 14 décembre 2012

Le Moulin Paradis, notre moulin à huile


La rivière qui traverse la commune s'appelle la Droude. Elle alimente un moulin à huile qui date du 16e siècle : Le Moulin de Portal, mieux connu sous le nom de Moulin Paradis, du nom des exploitants depuis 4 générations. C'est peut être paumé mais la réputation de leur huile fait déplacer bon nombre d'amateurs éclairés et fins palais.
C'est vrai, ce n'est plus l'eau du barrage qui fait tourner la roue en pierre. Ils ont du remonter les ateliers qui ont été submergés par des crues mémorables et remplacer les techniques ancestrales des pressoirs à vis par des mécaniques modernes et moins poétiques. Les tapis, bains, tambours, filtres, broyeurs cuves et autres réservoirs aluminium, imposés par des normes européennes d’hygiène, de salubrité et de conservation font néanmoins une huile exceptionnelle.
Ce sont tous les producteurs professionnels ou particuliers du terroir qui fournissent les olives au moulin. Triés selon les variétés, les olives donneront des huiles différentes qui gagnent chaque année des médailles d'or à la Foire de Paris :
  • Picholine
  • Négrette
  • Fruitée à l'ancienne
  • Bouteillan
  • A.O.C / A.O.P de Nîmes
C'est évidemment bien plus cher que Lesieur ou Puget mais ce n'est pas comparable.
Quelques gouttes sur des tranches de tomates cœur de bœuf et une pincée de fleur de sel (et rien d'autre!) c'est un pur délice.












jeudi 13 décembre 2012

La récolte des olives du Gard

L'olive emblématique du Gard est la Picholine...C'est une petite olive qui a un bon goût vert fruité.
Comme elle est petite et bien accrochée, elle résiste au vent. La contrepartie, c'est qu'elle ne se décroche que difficilement quand on utilise un appareil qui secoue ou fait vibrer l'arbre. Donc la récolte est manuelle sur les arbres dont le tronc est bas. L'autre manière est d'utiliser un peigne, mécanisé ou non, pour faire tomber les fruits sur un filet déposé à terre.

Ma récolte a été de 7 kilos cette année, de quoi faire 1 litre d'huile...mais très prochainement je vais planter d'autres oliviers anciens qui vont produire de quoi subvenir à notre consommation personnelle. Vouiii Mossieur !
Prochaine étape... y a plus qu'à porter les olives au moulin. Ca tombe bien, sur Martignargues, nous en avons un extrêmement réputé.