vendredi 14 décembre 2012

Le Moulin Paradis, notre moulin à huile


La rivière qui traverse la commune s'appelle la Droude. Elle alimente un moulin à huile qui date du 16e siècle : Le Moulin de Portal, mieux connu sous le nom de Moulin Paradis, du nom des exploitants depuis 4 générations. C'est peut être paumé mais la réputation de leur huile fait déplacer bon nombre d'amateurs éclairés et fins palais.
C'est vrai, ce n'est plus l'eau du barrage qui fait tourner la roue en pierre. Ils ont du remonter les ateliers qui ont été submergés par des crues mémorables et remplacer les techniques ancestrales des pressoirs à vis par des mécaniques modernes et moins poétiques. Les tapis, bains, tambours, filtres, broyeurs cuves et autres réservoirs aluminium, imposés par des normes européennes d’hygiène, de salubrité et de conservation font néanmoins une huile exceptionnelle.
Ce sont tous les producteurs professionnels ou particuliers du terroir qui fournissent les olives au moulin. Triés selon les variétés, les olives donneront des huiles différentes qui gagnent chaque année des médailles d'or à la Foire de Paris :
  • Picholine
  • Négrette
  • Fruitée à l'ancienne
  • Bouteillan
  • A.O.C / A.O.P de Nîmes
C'est évidemment bien plus cher que Lesieur ou Puget mais ce n'est pas comparable.
Quelques gouttes sur des tranches de tomates cœur de bœuf et une pincée de fleur de sel (et rien d'autre!) c'est un pur délice.












jeudi 13 décembre 2012

La récolte des olives du Gard

L'olive emblématique du Gard est la Picholine...C'est une petite olive qui a un bon goût vert fruité.
Comme elle est petite et bien accrochée, elle résiste au vent. La contrepartie, c'est qu'elle ne se décroche que difficilement quand on utilise un appareil qui secoue ou fait vibrer l'arbre. Donc la récolte est manuelle sur les arbres dont le tronc est bas. L'autre manière est d'utiliser un peigne, mécanisé ou non, pour faire tomber les fruits sur un filet déposé à terre.

Ma récolte a été de 7 kilos cette année, de quoi faire 1 litre d'huile...mais très prochainement je vais planter d'autres oliviers anciens qui vont produire de quoi subvenir à notre consommation personnelle. Vouiii Mossieur !
Prochaine étape... y a plus qu'à porter les olives au moulin. Ca tombe bien, sur Martignargues, nous en avons un extrêmement réputé.

mercredi 12 décembre 2012

Oliviers, l'hécatombe de 1956...

Les températures des mois de décembre 1955 et janvier 56 étaient anormalement clémentes... la végétation gardoise semblait vouloir résister au repos hivernal.
Le matin du 2 février, entre Vézénobres et Martignargues, des paysans s'affairaient dans les champs en chemise quand un vent froid les incita à rentrer précipitamment chez eux... comme presque partout en France, la nuit suivante, la température chuta entre -15° à Nîmes et -25 dans les Cévennes.
Les oliviers toujours gorgés de sève craquaient sous les assauts du froid... les troncs et écorces explosaient dans un bruit sourd que les villageois terrés chez eux, transis, entendaient impuissants. A la soudaineté de cette froidure s'ajoutait sa durée exceptionnelle; un mois durant lequel le thermomètre ne dépassa que rarement le zéro.
Le Gard qui était le premier département producteur d'olive venait de perdre 85% de ses deux millions d'oliviers.
Il fallait abattre les arbres pour qu'ils recèpent, c'est à dire que des pousses repartent du pied. Il faut presque dix ans pour retrouver une production normale, ce que le gel de 1963 n'a pas permis...
Ces deux épisodes ont contribué à remodeler fortement le paysage de toute la région. Aux oliviers, les vignes ont été préférées par les agriculteurs.
Délaissée, la production d'huile d'olive ne redémarrera que dans les années 80 quand elle se verra parée de toutes les vertus diététiques et gustatives.
Maintenant, quand vous longerez nos chemins, vous pouvez jouer les connaisseurs et dire "tu vois ce vieil olivier, c'est un picholine de 1956..." vous aurez surement tout bon  ;-))
  
Paysans contemplant le désastre
 
 
 
 

mardi 11 décembre 2012

Les oliviers, les oliveraies, les olivettes...


Nous avons de très belles oliveraies (ou olivettes) tout autour de Martignargues et Vézénobres. Les photos ci-dessous proviennent d'une plantation de 1958, juste après la grande froidure de 56 qui a "gelé" tous les oliviers. Qu'on la surplombe depuis le chemin de la Muraille ou qu'on la traverse, c'est un plaisir pour les sens. Picholine ou négrette se côtoient ; ce sont les variétés bien de chez nous dans le Gard et qui bénéficient d'une AOC.

L'oliveraie de M. SEGURA








mercredi 5 décembre 2012

Passion cuisine

Vous ai-je dit que j'adore cuisiner ? En fait, j'aime être aux fourneaux, tous les jours, ça me détend. Le pendant c'est de le faire pour des personnes qui apprécient ce qu'ils vont trouver dans leur assiette. En général, c'est Hervé qui est mon cobail et ne s'en plaint pas.
Le frigo est souvent bien rempli... mais je prends aussi plaisir à trouver un frigo peu garni et devoir faire un repas convenable. C'est un défi, ma part de créativité. Je n'achète jamais de plat préparé en boîte, surgelé ou traiteur. Une soupe n'est pas concevable en brique... Des restes servent pour préparer un autre repas.
Mais le pied, c'est d'avoir des invités. Ça prend du temps, c'est fatigant, j'utilise une montagne de vaisselle... je peux essayer de nouvelles recettes ou surtout partir d'une recette, d'une photo d'un plat trouvée sur Internet pour arriver à une création originale. Et comme je ne prends pas de notes, je serai incapable de la refaire...
Ce soir, nous recevions nos voisins Josette, Jacques et Jean-Pierre. Bœuf bourguignon et pour dessert : mille-feuilles aux pommes caramélisées et crème diplomate. C'était bon (même un peu plus que ça).



lundi 26 novembre 2012

Les olives du Gard pour l'apéro...

Non, je ne vais pas vous faire un cour magistral sur les olives.
En fait, quand j'ai cueilli pour la première fois une olive, récemment, je l'ai joyeusement croquée, à mon grand désespoir. Vous, vous le savez bien sûr, même mûre, l'olive est terriblement amère, immangeable.
Depuis j'ai appris à les préparer, à l'eau, à la soude ou à la cendre. Attention, ça c'est le moyen de faire perdre l'amertume. Après, il y a des recettes pour les aromatiser ; ail, fenouil, piment... Etc.
Vous connaissez les arbres à olives vertes et ceux à olives noires ? Bandes de parisiens ! Ce sont les mêmes fruits qui poussent sur les mêmes arbres. Pour schématiser, si vous les ramassez de septembre à novembre les olives seront vertes, ensuite elles virent au noir. Les olives de Martignargues sont excellentes pour cela.  

Ce que je préfère préparer, c'est la tapenade. Olives noires ou vertes, anchois, câpres, et selon l'humeur de l'ail, des herbes de Provence, une goutte de pastis... un petit coup de mixeur et on recouvre d'un peu d'huile d'olive.
    

samedi 24 novembre 2012

On n'est pas à Bugarach...

La fin du monde est prévue dans moins de 4 semaines et Martignargues ne fait pas partie des villages qui seront sauvés. C'est bien dommage car ici il fait bon vivre. Il y a de belles balades à faire, un temps plutôt agréable et il y a de la vie, des agriculteurs, viticulteurs, oléiculteurs qui s'activent et façonnent les paysages.
À quoi bon continuer les travaux qui ne seront même pas achevés pour fêter le grand cataclysme?  Eh bien, ça aura le mérite d'occuper les artisans, macons, architectes qui travaillent et ne déprimeront pas à penser que le chantier n'ira pas à son terme. Et puis, je pense aux chats qui adorent inspecter  chaque soir pour voir ce qui a changé, ils adorent ça! (Ils peuvent laisser leurs empreintes sur les chapes de béton qui viennent d'être coulées...)
J'espère qu'à défaut de survivre nous même, la demeure restera debout et fera une formidable maison d'hôtes pour les hirondelles qui continueront à estiver chez nous...
Avec un peu de chance, les Mayas se seront trompės de 6 mois. On n'aura pas reçus nos premiers clients, mais nous aurons fini l'aménagement...et un peu profité du spa qu'on va installer sur la toiture terrasse.

mercredi 21 novembre 2012

Chats alors...

Les habitants de Martignargues sont les Martignargois mais en fait les vrais maîtres des lieux sont les chats. Oh! non, il n'y en a pas plus qu'ailleurs ; les chats d'ici connaissent tous les recoins, ils ne sont pas stars, sans pedigree mais racés, ils ont du chien et ne font pas de chichis... J'aime tous les chats, d'ailleurs et d'ici. Il y a bien des chiens qui jouent les cadors mais leurs woufwouf ne fait plus courir nos félins, tout au plus quelques poils dressés et beaucoup de dédain...

Moi, peur des chiens? Je me gausse!

Chats siamois

Je dors et je dore


mardi 20 novembre 2012

Chaud et froid en développement durable

Nous avons choisi de respecter le village en utilisant des matériaux nobles. Du bois et de l'aluminium pour les menuiseries, du fer forgé et beaucoup de pierre. Par souci esthétique et écologique nous tournons le dos au PVC. (Il commence à être interdit en Allemagne et en Autriche, vivement que la France suive ce chemin ! )
Pour notre chauffage, nous cherchions à exploiter la richesse de notre région : le soleil. Peine perdue, trop aléatoire et pas terrible pour rafraîchir...
Et on nous a proposé la géothermie. Il s'agit de forer à 90 mètres de profondeur, créer un circuit fermé dans lequel circule un liquide caloporteur qui récupère des calories au fond pour les restituer à un échangeur couplé à une pompe à chaleur. Ensuite, un serpentin est coulé dans le sol de toutes les pièces de la maison ; il distribue du froid ou du chaud selon la saison. C'est hors de prix au départ mais on ne se pose plus la question du prix de l'énergie. La rentabilité se fait sur le long terme, et c'est  écologique... Top là!
C'est tellement bien que nos voisins Antoine et Aline vont faire la même chose. Nous avons reçu les autorisations pour creuser 2 puits dans la rue. (chantier effectué par GGS...à Creteil).


           Le centre du village de Martignargues est sous la poussière et le bruit pour trois jours... Désolé chers voisins.

lundi 19 novembre 2012

Chauffage et climatisation

Dans la région au pied des Cévennes, nous bénéficions de plus de 300 jours d'ensoleillement, ce qui signifie aussi des étés très ensoleillés et chauds mais deux à trois mois d'hiver qui peuvent être froids, surtout la nuit. Nous savons maintenir la fraîcheur en fermant les volets la majeure partie de la journée. Cela implique de se réveiller au milieu de la nuit pour les ouvrir et aérer la maison jusqu'au lever du soleil.
Comme il est difficilement envisageable d'importuner nos clients avec ces contraintes et que ceux-ci auront horreur de suer jour et nuit, la climatisation est indispensable. Oû mettre les pompes à chaleur pour que cela soit peu bruyant, et pas moche ? Rien à faire, nous devons trouver une autre solution.